Samedi 12 juillet 2008
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On ne sait pas ce que cherche M. Sarkozy mais il y a surement plus qu'un simple caprice... La réduction des effectifs de l'armée au moment de l'entrée de la
France dans l'OTAN la livre de fait à l'armée des USA... Par
ailleurs l'action soit disant anti terroriste suppose une armée de terre bien équipée or ce n'est pas le cas actuellement... Que se trame t-il derrière tout ça ?...
m.leray
L'embarrassante affaire Surcouf
Et si "Surcouf" était démasqué? Les militaires de haut rang cachés derrière ce pseudonyme pour signer le 19 juin dernier dans
Le Figaro une tribune à charge contre le Livre blanc de la Défense, seraient identifiés, selon une information du même quotidien. L'initiative avait mis le chef de l'Etat dans une colère
noire, attisant encore un peu plus le malaise entre l'Elysée et la "Grande muette".
A quelques jours de la grande parade militaire du 14 juillet, l'heure n'est toujours pas à la trêve entre le chef de l'Etat et les militaires. En cause, l'affaire Surcouf, qui envenime les
discussions entre les deux parties depuis le 19 juin dernier. "Surcouf", pour le nom du collectif d'officiers supérieurs des trois armées (air, terre et mer), qui ont fustigé le Livre blanc de la
Défense dans une tribune du Figaro, publiée deux jours après sa présentation par le président de la République. Ce dernier est entré dans une vive colère à la lecture de cette lettre
ouverte, dont les auteurs estiment que les orientations prises sont des "gadgets" et que le plan de restructuration est une "imposture". Vexé d'être pris à parti publiquement par
des militaires qu'il estime tenus à leur devoir de réserve, le chef de l'Etat a tout mis en oeuvre pour retrouver ses contempteurs. Selon Le Figaro, certains signataires auraient été
démasqués, sans plus de précision. Selon le site du Nouvel Observateur vendredi, plusieurs personnes ont été identifiées et l'Elysée hésite entre les sanctions et passer l'éponge.
Dans un premier temps, l'enquête avait été confiée de manière automatique à la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), qui dépend du ministère de la Défense. C'est le
début d' "une chasse aux sorcières" regrettée par Jean-Louis Georgelin, le chef d'Etat-major des armées lui-même, qui, s'il considérait cette lettre comme une "connerie" ne
souhaitait pas que l'affaire prenne une telle tournure. Selon une information du blog Secret défense, des ordinateurs de stagiaires du Centre des hautes études militaires, ont été
fouillés. Mais la "Grande muette" porte bien son nom, aucun rebelle n'est identifié.
A quelques jours de la grande parade militaire du 14 juillet, l'heure n'est toujours pas à la trêve entre le chef de l'Etat et les militaires. En cause, l'affaire Surcouf, qui envenime les
discussions entre les deux parties depuis le 19 juin dernier. "Surcouf", pour le nom du collectif d'officiers supérieurs des trois armées (air, terre et mer), qui ont fustigé le Livre blanc de la
Défense dans une tribune du Figaro, publiée deux jours après sa présentation par le président de la République. Ce dernier est entré dans une vive colère à la lecture de cette lettre
ouverte, dont les auteurs estiment que les orientations prises sont des "gadgets" et que le plan de restructuration est une "imposture". Vexé d'être pris à parti publiquement par
des militaires qu'il estime tenus à leur devoir de réserve, le chef de l'Etat a tout mis en oeuvre pour retrouver ses contempteurs. Selon Le Figaro, certains signataires auraient été
démasqués, sans plus de précision. Selon le site du Nouvel Observateur vendredi, plusieurs personnes ont été identifiées et l'Elysée hésite entre les sanctions et passer l'éponge.
Dans un premier temps, l'enquête avait été confiée de manière automatique à la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), qui dépend du ministère de la Défense. C'est le
début d' "une chasse aux sorcières" regrettée par Jean-Louis Georgelin, le chef d'Etat-major des armées lui-même, qui, s'il considérait cette lettre comme une "connerie" ne
souhaitait pas que l'affaire prenne une telle tournure. Selon une information du blog Secret défense, des ordinateurs de stagiaires du Centre des hautes études militaires, ont été
fouillés. Mais la "Grande muette" porte bien son nom, aucun rebelle n'est identifié.
Les rebelles seront-ils renvoyés?
L'Elysée s'impatiente donc, soupçonne la DPSD d'en faire le minimum et selon une information du Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy charge la Direction de la sûreté du territoire (DST) de
reprendre le dossier, pour une enquête en sous main, non officielle. C'est une initiative sans précédent, puisque cette affaire concernant des militaires devrait être traitée par la Défense et non
par l'Intérieur. Bien que non confirmée par la présidence, plusieurs sources s'accordent à dire que cette enquête est en route, et que ce sont les fins limiers de la sécurité intérieure qui
auraient mis la main sur les frondeurs. Hervé Morin avait beau jeu de dire ce vendredi matin qu'il n'avait "aucune information" sur cette enquête parallèle. "S'il y en avait une, je ne
connais pas les conclusions", a-t-il précisé sur France Info.
Mais elle marque bien la défiance entre l'Elysée et l'Armée depuis la publication du Livre blanc, qui prévoit notamment la suppression de milliers de postes et réorientation des effectifs. Entre
temps, le drame de Carcassonne a rajouté de l'incompréhension entre les deux parties, Nicolas Sarkozy accusant les militaires d'être des "amateurs", aboutissant au final au "psychodrame"
du Général Cuche, le chef d'Etat-major de l'armée de terre, démissionnaire. Officiellement il tire les conclusions de ce drame, officieusement, il se dit qu'il paierait aussi pour le fameux
Surcouf.
Quel sort pour les pirates s'ils sont identifiés? "Il y a un principe simple. Les militaires ont le droit d'expression depuis la dernière réforme. Mais il y a un cadre: l'obligation de loyauté
et le droit de réserve. On verra les choses en fonction de ce cadre là", rappelait le ministre de la Défense ce matin sur France-Info. L'Etat-major penche pour un simple rappel à l'ordre, un
blame, pour apaiser les tensions, tandis que le ministre, déjà peu populaire parmi ses troupes, évoquait leur renvoi pur et simple, dans Valeurs actuelles. Nicolas Sarkozy serait, lui,
tenant d'une ligne dure, même si ces conseillers tentent d'adoucir sa colère.
La provocation Bachar el-Assad
Toujours est-il que les le chef de l'Etat est bien décidé à marquer sa colère. Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà annoncé qu'il ne participerait pas à la Garden party de la Défense, pour des raisons
d'agenda. Or, c'est rien moins que la première fois depuis 1995 qu'un chef de l'Etat n'assiste pas à cet événement. Les militaires regretteront-ils cette absence?
Pas si sûr tant de nombreux cadres enragent de l'invitation au défilé du 14 juillet du président syrien Bachar el-Assad. Une provocation pour les parachutistes français, qui se souviennent
douloureusement de l'attentat commandité par Damas qui avait fait 58 morts parmi les leurs en 1983 à Beyrouth. Ils est d'ailleurs possible qu'ils portent un brassard noir lorsqu'ils défileront. Pas
sûr encore une fois que Nicolas Sarkozy apprécie.
Autre "casus belli" à venir, la présentation de la carte militaire, repoussée après l'incident de Carcassonne, qui est annoncée fin juillet. Elle prévoit la suppression de 54000 postes et la
fermeture de dizaines de casernes. Affaire à suivre donc.
JOURNAL DU DIMANCHE
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