Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 13:36




La crise financière et industrielle actuelle est la conséquence de l'avarice de l'infime minorité de capitalistes qui contrôlent l'économie.


Elle sera lourde de conséquences pour les travailleurs, les jeunes et les retraités. Même pendant les années de « croissance », la précarité de l'emploi et la pauvreté se généralisaient. Désormais, la situation est encore plus alarmante.


Chaque semaine, on nous annonce de nouvelles délocalisations, fermetures et restructurations d'entreprise au détriment des salariés. Des centaines de milliers d'emplois sont menacés, tandis que les prix et les loyers ne cessent d'augmenter.


Suivant l'exemple de Bush, Sarkozy promet de soutenir le système bancaire. Cela signifie

que l'État prendrait à sa charge les pertes dues aux pratiques spéculatives et frauduleuses

des banquiers.


Mais d'où viendra l'argent de l'État, dont les caisses, rappelons-le, sont vides ?


Soit d'une augmentation des impôts, soit d'un endettement accru de l'État - et sans doute des

deux à la fois. Ainsi, l'État empruntera massivement aux banques... pour payer les dettes

d'autres banques ! Quelle escroquerie ! Cet endettement supplémentaire servira de prétexte

pour réduire les budgets de l'éducation, de la santé et des services publics.


Il n'y a pas d'argent pour financer la Sécurité Sociale ou les retraites, mais il n'en manque jamais quand il s'agit de renflouer les caisses des capitalistes du secteur bancaire !



Pendant de longues années, les politiciens, les médias et tous leurs « spécialistes » nous ont expliqué que le socialisme était mort, que le capitalisme avait triomphé, que c'était un système efficace qui assurerait le progrès social et un avenir meilleur. Il fallait tout privatiser, tout soumettre à la loi du profit et du « marché ».


Nous en voyons aujourd'hui le résultat. Les soi-disant « plans » pour "moraliser » et « réguler » les marchés ne sont que de la poudre aux yeux. Le système capitaliste est spéculatif par sa nature même. L'idée de réguler les marchés financiers est absurde.


Les répercussions de cette crise ne nous laisseront pas d'autre choix que de lutter bec et ongle pour défendre nos salaires, nos emplois, nos retraites, nos écoles et notre système de santé. Mais aussi longtemps que nous laisserons l'économie et le système financier entre les mains d'une minorité capitaliste, il n'y aura pas d'issue. Il faut arracher au secteur privé le contrôle de l'économie en nationalisant les banques, les assurances, les organismes de crédit, l'industrie et la grande distribution - sans indemnisation pour les grands actionnaires. Lorsque les principaux leviers de "économie seront sous le contrôle de a collectivité, il sera possible d'établir un plan de production socialiste rationnel, où les décisions seront prises dans 'intérêt de la majorité, et non plus d'une poignée de riches parasites. Telle est l'idée fondamentale du socialisme.



Publié dans : LA FINANCE CONTRE LES PEUPLES - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
LAISSER UN COMMENTAIRE - VOIR LES 1 COMMENTAIRES
Retour à l'accueil

Commentaires

J'ai distribué samedi au marché un tract du PCF en regrettant que le socialisme ne soit pas proposé comme solution.

Nationaliser ne suffit pas. Si c'est pour que l'Etat se contente de secourir les banques, on n'aura pas trouvé réponse durable au problème, et le crash reviendra. Pour arrêter la spéculation, il faut chasser les spéculateurs, c'est-à-dire mettre les salariés à la place des actionnaires...
Commentaire n°1 posté par pierre le 22/10/2008 à 22h08

Les articles publiés ne reflètent pas toujours l'opinion de Cri du Peuple mais apportent toujours des éléments de réflexion non négligeables. N'hésitez pas à laisser vos commentaires, l'échange et la confrontation sont les seuls moyens de progresser.

CRI DU PEUPLE

  • Cri du Peuple 1871
  • : La liberté d'expression est un leurre sans la liberté de penser. La désinformation est une atteinte à cette liberté. Lutter contre la désinformation est un devoir et une nécessité
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

POURQUOI MARX

bannière marx01La pensée de Marx reste un point de départ – pas un point d’arrivée... des textes essentiels relus et annotés : un outil de travai

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés