Lundi 1 décembre 2008



Mélenchon et Oskar lafontaine




Melenchon va-t-il se montrer plus à gauche que le PCF cela se pourrait bien... plus d'un vont être séduits....



Alors réel désir révolutionnaire et d'en finir avec le capitalisme ou populisme romantique ?


A vrai dire je pencherais plutot pour la deuxième solution, les élans généreux, le coeur qui bat au chant de l'international, les militants syndicalistes et ceux du parti ont tous connu cela, et les grandes manifs qui se terminent dans la fumée des lacrimogènes...


Le romantisme ne fait pas une révolution ?





La politique de Melenchon pour l'heure avec ses quatre militants ressemble bien à celle du coucou, le coucou fait son nid partout et surtout dans celui des autres.


Jean-Luc Mélenchon a défendu son "front commun" le 18 novembre dernier aux côtés de la secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF), Marie-George Buffet. Le sénateur a affirmé avoir également contacté le NPA que va fonder Olivier Besancenot. Il se dit aussi ouvert au dialogue avec le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, les Alternatifs (altermondialistes), et "deux cas particuliers, Lutte Ouvrière et le POI (Parti ouvrier indépendant) qui n'ont pas participé à la campagne unitaire du non". 3000 soutiens ont déjà été recensés sur le site internet
Deux parlementaires de l'opposition, Jacques Desallangre et François Autain, avaient rejoint le Parti de gauche (PG), jeudi dernier.
"Longtemps socialistes, ces deux figures de la gauche républicaine portent à quatre le nombre de parlementaires du Parti de gauche", avait alors écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.


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Il faut aussi signaler que ce soi-disant accord  avec le PC a été signé vite fait juste avant le 34ème congrès du PCF et que ne soit décidée et votée une ligne politique... Les dirigeants du PCF l'ont joué à la Sarko faire vite pour qu'on en n'ai pas le temps de décider...


Porteur d'avenir la nouvelle gauche ou une illusion de plus ?




Nous les miltants révolutionnaires nous savons qu'il ne suffit pas de surfer sur la vague... ni d'aller dans le sens du vent. Nous savons que les alliances mal baties ne durent qu'un temps,  et que faute de lucidité ce sont toujours les pauvres et les travailleurs qui en font les frais.


Maryvonne Le Gland Leray









Che Mélenchon


Par Marie QUENET

Le Journal du Dimanche






Comblé! Samedi, à l'issue du meeting lançant le Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon ne cache pas sa joie: "Je ressens de la plénitude. C'était une tension terrible. On a d'abord quitté le PS, créé un nouveau parti, scellé un accord avec le PC, puis organisé ce meeting monstre." Dans ce gymnase reculé de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ils étaient plus de 1 500 à venir assister à la naissance du nouveau parti.



Parmi eux, des anciens militants du PS, du PCF, mais aussi des syndicalistes, des associatifs, des altermondialistes... Beaucoup ont fait jadis la campagne du non à la constitution européenne. L'ambiance est joyeuse. On hue les noms de Sarkozy, Devedjian ou... de Jean-Pierre Pernaut, l'animateur de TF1 épinglé par Mélenchon. On applaudit l'invité allemand Oskar Lafontaine, le modèle de Mélenchon, qui a créé "Die Linke" (la gauche) après avoir quitté la social-démocratie. Des drapeaux rouges tournoient. Les badges
fleurissent. "C'est magnifique. J'ai le coeur au bord des yeux, s'émeut Brigitte, une sexagénaire qui a suivi Mélenchon après 34 ans de PS. Aujourd'hui, Jean-Luc porte tous les espoirs de la gauche déçue." Une sacrée revanche pour cet ancien trublion du PS, isolé dans son parti mais populaire depuis longtemps aux fêtes de L'Humanité.




Quand "Méluche" monte sur scène et fait tournoyer son écharpe rouge, il a droit à une standing ovation. Certains ironisent sur ce nouveau parti fondé avec le député Marc Dolez? Il cite Brel: "Ils sont plus de 2 000 et l'on ne voit qu'eux deux!" Puis il pointe quatre grands chantiers: inverser l'ordre du partage des richesses, installer la planification écologique, passer à la VIe République parlementaire et, surtout, "tourner la page du modèle pourri de la construction libérale de l'Europe". Après trente et un ans de PS, il propose un "front de gauche" pour les Européennes. Des listes communes sont déjà prévues avec le PCF, mais lui voit plus loin. "Nous sommes tous des Oskar Lafontaine, des Chavez, des Morales, des socialistes, des communistes, des écologistes, des libertaires... Nous sommes de gauche quoi!"



"Une nouvelle gauche qui se refuse aux compromis pourris"



L'économiste Jacques Généreux, le cinéaste Robert Guédigian se succèdent à la tribune... On évoque les révolutions d'Amérique latine. Une lettre du président bolivien Morales provoque un tonnerre d'applaudissements. Lafontaine prône "une nouvelle gauche qui se refuse aux compromis pourris". Et Mélenchon rêve d'un "futur où le droit au bonheur ne serait pas un slogan de supermarché ouvert le dimanche". Le Parti de gauche plaide pour "un moratoire sur les suppressions d'emploi", "l'interdiction des licenciements boursiers", "le Smic tout de suite à 1 500 euros net par mois"... Le programme de Besancenot n'est pas loin.




D'ailleurs, ici, certains ne désespèrent pas de voir le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) rallier le front de gauche aux Européennes. Christian Picquet, un représentant de la LCR (tendance minoritaire) et Clémentine Autain, ancienne adjointe de Delanoë passée au NPA, sont présents, approuvant leur ami Mélenchon. Le meeting s'achève. Sur le podium, on se tient la main en chantant l'Internationale. Jean-Luc Mélenchon, cerné de caméras, dédicace quelques exemplaires de son livre, En quête de gauche (Balland) au bic rouge. Rouge, forcément.


JDD






Par Maryvonne Le Gland Leray - Publié dans : AVENIR DU SOCIALISME - Communauté : 34ème congrés du PCF
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