Lundi 29 décembre 2008
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La mort cerne les couloirs de l’hôpital Ash-Shefa de la ville de Gaza ce samedi, et son odeur s’introduit dans les moindres
recoins.
Des corps amputés sont éparpillés dans toutes les entrées car les morgues dans la ville ne peuvent plus recevoir les
morts.
Dans un coin un homme tient un carton dans lequel se trouve les restes de son fils de sept ans, parce que l’hôpital a manqué
de linceul pour couvrir les morts. C’est ainsi qu’il le portera à la maison et l’enterrera.
Un autre homme reste en état de choc après avoir vu son fils Mohamed assassiné pendant sa cérémonie de remise de diplôme au
quartier général de la police. Le père d’un des camarades de classe de Mohamed se tenait à côté de son fils au moment où celui-ci a été décapité. Et ce papa est toujours en train
crier.
Dans la salle d’attente de l’hôpital une mère regarde silencieusement et fixement devant elle ; son fils a été déclaré
mort peu de temps après qu’elle l’ait amené.
En dépit des scènes terribles dans le centre médical, les gens y affluent, semblant ne pas voir l’horreur du sang et des
morceaux de corps parmi lesquels ils essayent à la hâte de reconnaître les vêtements ou les objets personnels de proches frappés par les missiles israéliens quelque part dans la bande de
Gaza.
Ayaman, âgé de 12 ans, crie après son père qui essaye de l’empêcher de voir les corps de son oncle et de son frère, mis en
pièces et rassemblés sous des draps. « Je n’ai pas peur de les voir, » crie-t-il. Dans une accès de fureur alors que son père le retient avec force, Ayman attrape la main d’un
combattant de la résistance : « bombarde-les et tue-les comme ils nous l’ont fait, » hurle-t-il.
Yaha Muheisen a cessé de rechercher le corps de son fils pendant un instant pour parler au journaliste de Ma’an. « Quoi
que fasse Israël il ne nous vaincra pas, » dit-il, « il n’affaiblira pas notre détermination. »
Nawal Al-Lad’a, une maman âgée de 40 ans, n’a pas retrouvé les corps de ses deux fils dans l’hôpital, et elle porte maintenant
son regard vers les décombres.
Husam Farajallah, un étudiant, était à l’hôpital en train de chercher les corps des gens de sa famille. Il a appelé ce qui
s’est produit à Gaza « un jour noir » dans la vie de tous les Palestiniens, et s’est demandé comment le monde pouvait rester à regarder et à ne rien faire.
Les médecins dans Gaza ont confirmé que la majorité des tués dans les attaques d’aujourd’hui étaient des civils, dont des
hommes, des femmes et des enfants. La plupart ont été réduits en morceaux, rendant impossible le travail des médecins et des infirmiers, et la tâche de restituer les corps aux familles est
douloureuse et horrible.
Les secours sur le terrain continuent à ramener des corps des zones urbaines surpeuplées de la ville de Gaza.
Les scènes rappellent à beaucoup de Palestiniens les images extraites des massacres de Sabra et de Shatila à Beyrouth en 1982,
quand des milliers de Palestiniens ont été massacrés par les phalangistes libanais [sous les ordres des israéliens].
Alors que le nombre de morts ne cesse d’augmenter et qu’Israël n’a rien dit sur une éventuelle halte des attaques, les Gazans
craignent pour leurs vies et celles de leurs proches.
27 décembre 2008 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/en/index.ph...
[Traduction : Info-Palestine.net]
j'ai lu cet article je suis sur le plan humain touché et que font les grands de ce monde face a cette haine genéraliser rien apres la faim ont veut simplement les exterminer a l'histoire a tandance a ce reproduire et le monde entier assiste comme faciner par israel personne ni l'europe ni les arabes tous sont de convenance face a ce massacre hélas je dirai meme exterminations.cordialement.
Malheureusement, je crains que certains "chefs" palestiniens aient pour longtemps encore la possibilité d'exhiber les cadavres affreusement mutilés de leurs pauvres concitoyens morts en "héros" pour la cause palestinienne. Et que ceux qui soutiennent aveuglément ces "chefs" aient malheureusement encore bien des occasions de rivaliser d'effets émotionnels pour décrire ces massacres.
La misère abominable dans laquelle les habitants de Gaza vivent est la cause du succès des extrémistes palestiniens. Et ces extrémistes sont la causes du blocus de Gaza par Israël et donc de la misère du peuple palestinien.
Alors, on commence où ?
La communauté internationale imposera probablement un jour à Israël de " traiter dignement les habitants des territoires occupés" (voir texte ci-dessous) et de "faire preuve de mesure" dans ses réactions aux tirs venant de Gaza. "Seulement" 50 morts au lieu de 500 ?
Mais la communauté internationale n'imposera jamais à Israël de laisser la place. Car c'est bien cela l'objectif du Hamas, le respect par Israël des résolutions de l'ONU n'étant qu'une "étape".
Il faudrait que les Palestiniens aient leur Rabin. Mais comment cela pourrait-il être possible vu le fonctionnement "démocratique" du Hamas ? Et si cela était possible quand même, ne subirait-il pas très vite le même sort ?
Votre blog n'a, hélas, aucune chance de cesser de s'abreuver d'images choc.
Cordialement
"La grande affaire au Parlement européen cette semaine [texte écrit le 8 décembre], c’était le vote de l’accord de coopération euro-israélien. L’Union européenne venait d’envoyer une délégation dans les territoires occupés, avec à sa tête Dany Cohn-Bendit, qui en est revenu horrifié
. La proposition de Dany était donc de ne pas voter la résolution législative par laquelle le Parlement européen doit donner son « avis conforme » aux traités internationaux conclu par l’Union avec des pays tiers.
Mais, en collaboration avec la GUE, les Verts se décident à proposer encore mieux : le renvoi de l’accord pour examen en commission des Affaires étrangères, jusqu’à ce que Israël se décide à traiter dignement les habitants des territoires occupés.
Le vote a lieu en début de séance plénière jeudi. À une nette majorité (194 contre 173) , le renvoi en commission est adopté par les Verts, toute la gauche, et une partie significative de la droite."
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