Par Lamia Oualalou
Une journée après les attaques par l’armée israélienne contre trois écoles de
l’ONU, l’indignation est montée d’un cran en Amérique Latine.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a expulsé l’ambassade d’Israël.
Par le passé, il a souvent été le seul chef d’Etat latino-américain à dénoncer la violence systématique
d’Israël à l’encontre des Palestiniens. C’est pourquoi il faut souligner l’importance des déclarations de Marco Aurelio Garcia, bras droit de Lula sur les questions internationales, qui a dénoncé
le « terrorisme d’Etat » dont fait preuve d’Israël.
Le terme est fort. Il est une réponse directe à ceux qui légitiment la violence utilisée contre la population
civile palestinienne au nom de la lutte contre le terrorisme. Au Brésil et plus largement en Amérique Latine, il renvoie aussi à la violence dont ont fait preuve les différents Etats de la région
quand ils étaient tenus par des dictatures militaires. A l’époque le terroriste était le suspect de sympathie gauchiste.
Pour sauver la patrie, ces Etats ont tué, torturé, jeté en prison et forcé à l’exil en n’estimant être dans
leur droit et n’avoir de compte à rendre à personne. Avec toujours l’appui des Etats-Unis.
Marco Aurelio Garcia est dans l’exacte ligne de Lula qui a reproché à l’ONU son inertie et rappelé le
ridicule de comparer Israel et les Palestiniens comme deux forces équivalentes : « d’un côté, on a les bombes, de l’autre, les allumettes », a-t-il résumé, faisant appelle
comme souvent à une métaphore. Quelques jours après le président et le gouvernement, la violence d’Israël a même réussi un miracle : sortir le Parti des Travailleurs de sa
torpeur.
La formation de Lula, qui dédie toute son énergie à devenir un parti comme les autres, (c’est-à-dire
médiocre) s’est souvenu aujourd’hui de ses origines en publiant un communiqué très vindicatif dénonçant là encore le « terrorisme d’Etat ». C’est vrai que l’Amérique Latine est loin,
mais en théorie, à l’ONU, elle a aussi son mot à dire.
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