Lundi 2 février 2009
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C'est ce que laisse sous-entendre Jean françois Claudon dans Démocratie et Socialisme, son article a le mérite de nous rappeler que ce qui fut fait en France et qui a fondé la
République aurait été perçu comme anti démocratique en Bolivie... L'hypocrisie n'a pas de limites quand il s'agit de sauver le système capitaliste et les puissants de ce monde...
Jean-François Claudon
1er février 2009
dans Démocratie et Socialisme
Morales n’a pas épuré l’appareil d’Etat et a laissé la police,
l’administration, la justice et les médias aux mains des oligarques par peur de passer pour trop radical.
C’est pourtant la démocratie elle-même qui exigeait ce coup de balai qui n’a pas effrayé en leur temps les
Gambetta et autre Ferry, bien décidés à mettre à la porte le personnel publique monarchiste ! Les préfets des provinces de Santa Cruz ou de Pando, bien que considérés par tous comme des valets
des oligarques, n’ont pas été remplacé par des fonctionnaires loyaux à Morales et au mouvement social.
Face aux velléités sécessionnistes des provinces orientales, qui ont commencé à organiser des référendums
illégaux et des lock-out, Morales a remis son mandat en jeu le 10 août 2008. Il l’a emporté avec plus de 60 % des voix. C’est véritablement depuis cette date que la réaction a fini sa mue en
opposition terroriste. Dès le mois de septembre, les attaques contre les locaux syndicaux et contre la presse de gauche se sont multipliées et ont été systématiquement couvertes par les préfets
réactionnaires.
En septembre dernier, les affrontements de Cobija, qui ont débouché sur l’assassinat de 16 militants paysans,
ont constitué le couronnement de l’activité des bandes d’extrême droite. Face à ce danger de plus en plus éminent, Morales est au pied du mur. Il n’y a pas de conciliation possible avec les
oligarques qui sont maintenant décidés à recourir au coup d’Etat et à l’assassinat. Il faut approfondir le processus révolutionnaire. Les masses, bien décidées à se défendre, ont montré la voie à
Morales en participant à la mi-octobre à une grande marche vers La Paz. De même, les ouvriers des quartiers pauvres de Santa Cruz s’organisent pour boucler la ville qui constitue le QG de la
réaction. Le MAS doit passer le guet au plus vite, car le temps presse.
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