Vendredi 13 février 2009
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Le peuple suisse s’est prononcé par 59.6 % pour la reconduction de l’accord sur la libre circulation des personnes et son extension à la Bulgarie et à la Roumanie.
Communiqué du Comité Ouvrier
lundi 9 février 2009, par les communistes
Malgré la forte opposition de la population et notamment des travailleurs, le
oui l’a donc emporté. Des millions ont été engagés par les milieux patronaux dans la campagne pour la reconduction de l’accord sur la prétendue « libre circulation des
personnes ». Le chantage et le mensonge ont été utilisés pour faire passer le oui : la clause « guillotine », la fin des mesures d’accompagnement, l’isolation et
l’effondrement économique de la Suisse. L’UDC, qui appelait à voter non à l’extension de l’accord à la Bulgarie et à la Roumanie avec des arguments et des images xénophobes et qui affirmait être
favorable à la libre circulation des personnes, à joué un rôle de repoussoir pour les travailleurs et de larges couches de la population.
La « libre circulation des personnes » et la « libre
prestation de service », qui sont contenues dans l’accord bilatéral avec l’UE constituent une attaque contre tous les travailleurs d’Europe, contre les CCT, contre les législations du
travail et contre les syndicats dans tous les pays de l’UE. Le PSS et l’USS, qui connaissent pourtant parfaitement les menaces que les directives européennes font peser sur les conventions
collectives, sur les salaires et sur l’action des syndicats ont appelé à voter oui. Le PSS et l’USS portent une lourde responsabilité. Il ne fait aucun doute que si le PS et l’USS avaient
appelé à voter non, le non l’aurait emporté largement.
La reconduction de l’accord aura pour conséquence une offensive de l’Union
Européenne pour affaiblir les maigres protections contenues dans les mesures d’accompagnement. Le Conseil fédéral reprendra son offensive contre la loi sur les marchés publics de manière à la
rendre conforme à la directive européenne sur les travailleurs détachés et aux arrêts de la Cour européenne de justice. Il ne fait aucun doute que le patronat reprendra son offensive pour
affaiblir les CCT et remettre en cause leur caractère national. Car sous l’appellation frauduleuse de « libre circulation des personnes » et de « libre prestation de
service », il s’agit en fait de généraliser la sous-traitance et les bas salaires, il s’agit d’une ignoble instrumentalisation des « travailleurs détachés » et immigrés pour tirer
le coût de la force de travail vers le bas.
Syndicalistes, socialistes, militants de diverses organisations du mouvement
ouvrier, qui avons combattu pour l’unité, pour que le PS et l’USS prennent position pour le non, qui avons combattu pour la victoire du non, nous disons : les dirigeants du PS et de l’USS
doivent appeler à la mobilisation pour la défense des droits et acquis des travailleurs.
Non aux licenciements et à la flexibilisation des conditions de travail !
Défense des salaires ! Défense des conventions collectives de travail ! Non à la révision de la loi sur les marchés publics ! Non à la casse des services publics et des
statuts !
Comité national de syndicalistes, socialistes, militants de diverses
tendances du mouvement ouvrier contre la libre exploitation des travailleurs, pour une victoire du NON le
8 février.
LES COMMUNISTES
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