Mercredi 1 avril 2009
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Selon les associations, la fermeture de Sangatte en 2002 n'a pas amélioré la situation...
Malgré la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte en 2002, de nombreux migrants cherchent toujours à passer clandestinement en Grande-Bretagne et séjournent dans la région de Calais,
notamment en montant dans des camions embarquant sur les ferries. Les associations humanitaires constatent qu’ils sont de plus en plus ces dernières semaines à s’installer dans un bois près de
Calais, la «jungle».
«Leur nombre a beaucoup augmenté ces derniers jours, aujourd'hui ils sont entre 600 et 700 au minimum si l'on se fie au nombre de repas distribués», explique à Reuters Joël Loeuilleux, le
responsable de la Ligue des droits de l'homme à Calais.
«Tous les jours, il y a de nouvelles arrivées, de nouvelles têtes, de très jeunes Afghans notamment et comme d'habitude beaucoup d'Erythréens et de Kurdes Irakiens», déclare à Reuters Sylvie
Copyans, bénévole de l'association Salam qui vient en aide aux migrants.
Des migrants dans la «jungle» de Calais le 30 mars 2009/Reuters / Pascal Rossignol
Le quotidien ne change pas
Les migrants sont regroupés dans un bois aux abords de la ville où de nombreuses cabanes ont été construites depuis une quinzaine de jours. Sylvie Copyans parle
d’un «petit Kaboul». Le ministre de l’Immigration Eric Besson était venu leur vendre visite le 27 janvier, promettant d’y retourner avant le 1er mai pour annoncer sa politique de lutte contre
les passeurs.
Selon Sylvie Copyans, le quotidien des migrants ne change pas: «Les forces de l'ordre les contrôlent toujours autant et leur nombre augmente encore, c'est le même quotidien effrayant depuis la
fermeture du centre de Sangatte.»
20mn.fr
C'est le message que les groupes parisiens d'Amnesty International veulent rappeler à nos élus.
Car à Paris aussi, des demandeurs d'asile en sont actuellement réduits à dormir dans la rue, dans le Xème arrondissement, au square Villemin notamment.
Ce sont essentiellement des hommes ou mineurs isolés, afghans, kurdes, iraniens, irakiens... dont la plupart ne veulent même pas demander l'asile (qu'ils obtiendraient très probablement s'ils le faisaient) devant l'accueil reçu en France. Parmi ces quelques centaines de personnes, un certain nombre a pourtant fait une demande d'asile et ne bénéficie pas des aides prévues par la loi.
Nous lançons une pétition en ligne, adressée aux élus parisiens, pour leur demander de mettre fin à cette situation indigne. Vous trouverez le communiqué de presse et la pétition sur: http://protegeonslesrefugi
Merci de signer la pétition en ligne et de la faire circuler!