Samedi 2 mai 2009
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Clinton inquiète des succès de Pékin et Téhéran en Amérique Latine
WASHINGTON - La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, s'est inquiétée vendredi des succès diplomatiques engrangés par la Chine et l'Iran en Amérique Latine,
les qualifiant de "très inquiétants".
Elle a donc estimé nécessaire d'améliorer les relations avec les adversaires des Etats-unis sur le continent sud-américain, citant le Venezuela, le Nicaragua,
l'Equateur, la Bolivie et Cuba.
"Si on regarde les gains que l'Iran et la Chine sont en train de réaliser en Amérique Latine, c'est très inquiétant", a déclaré la chef de la diplomatie américaine
au cours d'une rencontre publique avec des diplomates américains à la retraite.
"Je ne pense pas que dans le monde d'aujourd'hui, qui est un monde multipolaire où nous sommes en concurrence avec les Russes, les Chinois, les Iraniens, il soit
dans notre intérêt de tourner le dos à des pays de notre propre hémisphère", a-t-elle ajouté.
Elle a rappelé que la Chine et l'Iran avaient noué ces dernières années des contacts étroits en Amérique Latine, notamment autour d'achats de matières
premières.
"Ils sont en train de créer des relations économiques et politiques très fortes avec beaucoup de ces dirigeants", a-t-elle ajouté. "Je ne pense pas que ce soit dans
notre intérêt".
Mme Clinton était interrogée sur les récentes approches de la nouvelle administration américaine vers le président vénézuélien Hugo Chavez, l'une des bêtes noires de
l'administration Bush.
"Nous avons discuté avec Chavez de la possibilité d'échanger à nouveau des ambassadeurs, et je crois que nous allons le faire", a-t-elle indiqué
Elle a exprimé l'intention d'ouvrir également le dialogue avec d'autres dirigeants latino-américains dont les relations avec les Etats-Unis sont tendues, citant le
président nicaraguayen Daniel Ortega.
"L'Iran est en train de construire une énorme ambassade à Managua. On ne peut que deviner pourquoi", a-t-elle noté.
Mme Clinton a aussi mentionné les présidents équatoriens Rafael Correa et bolivien Evo Morales, avec lesquels les relations se sont tendues ces derniers mois sur le
délicat sujet de la lutte contre le traffic de drogue.
Quito avait expulsé deux diplomates américains qui enquêtaient sur un trafic de drogue visant un ancien secrétaire ministériel, ce que le gouvernement équatorien
avait qualifié d'ingérence dans ses affaires intérieures.
En septembre dernier, le gouvernement bolivien avait expulsé l'ambassadeur des Etats-Unis à La Paz, Philip Goldberg, puis l'agence américaine antidrogue, la DEA, les
accusant d'avoir comploté contre le régime.
Début mars, le deuxième secrétaire de l'ambassade américaine à La Paz, Francisco Martinez, a à son tour été accusé de conspiration par M. Morales et
expulsé.
Mme Clinton a rappelé que les Etats-Unis étaient largement critiqués pour leur long embargo contre Cuba, qui s'est révélé inefficace, mais elle a réitéré le voeu de
voir le régime des frères Castro lâcher du lest.
"Nous voudrions voir une certaine réciprocité des Castro sur les prisonniers politiques, les droits de l'homme et d'autres dossiers", a-t-elle dit.
ROMANDIE
PS
Nous voudrions voir une certaine réciprocité des Castro sur les prisonniers politiques, les droits de l'homme et d'autres dossiers"
T'as qu'à lire : LES DROITS DE L'HOMME A CUBA>>>
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