Mardi 23 juin 2009
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Neda (1),le martyrologue iranien ou le crime de Moussavi.
Agora vox
Les professionnels du « choquage » à géométrie variable sont unanimes pour lancer des cris d’orfraie. Tous les mamamouchis de la bien-pensance qui n’osaient dire un
mot pendant l’offensive israélienne à Gaza, ce crime contre l’humanité qui terrassait par jour plus de 100 gazouis, s’offusquent aujourd’hui, marchent, appellent à manifester contre la «
répression » iranienne. Même Barack Obama demande que cesse cette répression. Pourtant, on ne l’a pas entendu sur Gaza. C’est vrai, il était encore candidat. « Nous appelons le gouvernement
iranien à mettre fin à tous les actes de violence et d’injustice contre sa propre population » dit-il fièrement.
Les vertus démocratiques dont se pare Mir Hossein Moussavi, qui, rappelons-le, fut premier-ministre iranien, se passe de commentaire. Connaissant le régime qu’il a servi depuis belle lurette,
l’homme se drape subitement d’une virginité absolue, aidé dans celà par tous les détracteurs de Mahmoud Ahmadinajad. Il poursuit indubitablement, la fracture de la société iranienne, entre ses
partisans issus de la bourgeoisie, ces riches commerçants de la capitale, et le reste de la société, faisant croire qu’il a des millions de supporters. Or, samedi dernier à Téhéran, ils n’ont pas
dépassé les 3000 manifestants mais, sans vergogne, la presse occidentale continue de nous désinformer.
Twitter s’embrase. Le pseudo Barack Obama perse aka Mir Hossein Moussavi communique sur Facebook, insistant sur le fait que, il ira jusqu’au bout de sa logique guerrière, faisant semblant
hypocritement d’appeler ses partisans à la modération alors qu’en filigrane il manipule honteusement les foules. Comment peut-on expliquer que ces soi-disant démocrates avides de réformes
brûlent-ils tout sur leur passage ? Evidemment sur ces faits, la presse occidentale garde un silence complice. Les manifestations toujours violentes de ces gens se résument à casser, cramer,
crier à tue-tête en brandissant des slogans en anglais, puisqu’ils ne s’adressent pas aux iraniens mais aux Anglais et aux Américains.
Prêts à brader leur pays pour un plat de lentilles, Moussavi et ses partisans multiplient les bévues. Demain, sans aucune surprise, il appellera sans doute ses amis occidentaux à intervenir.
C’est ainsi que cet apprenti sorcier a déjà envoyé à la mort, un peu plus de 17 iraniens. C’est beaucoup et peu à la fois mais, il est grand temps que les autorités iraniennes mettent hors d’état
de nuire cet homme qui n’aime pas son pays. Voir ces monstres brandir aujourd’hui la mort de Neda, cette jeune iranienne tuée par balle, personne ne sait surtout d’où vient cette balle, des
partisans de Mahmoud Ahmadinejad ou de ceux de Moussavi que déjà, la presse s’emballe, attribuant de facto, et sans la moindre enquête ni preuve, en désignant le coupable, le grand méchant loup
que vous connaissez.
Là, aussi, comme par enchantement, entre le voyeurisme et la frayeur, les mensonges et les indignations, bizarrement, les amis de Moussavi saluent « ces iraniennes voilées » qui luttent pour leur
patrie. Rien n’est inventé, simplement, une lecture « internétique » entre les réseaux sociaux Twitter, Facebook, Youtube, blogs et médias traditionnels depuis hier. Après 8 jours de mensonges
éhontés, les psittacidés crient au scandale, affirmant désormais que, après avoir bien répétés leur propagandastaffel tels de bons élèves de Goebbels, les journalistes ne pourront plus faire leur
travail sur place. Bonne nouvelle enfin, dans ce torrent invraisemblable d’ineptie où, on voit des personnes à qui l’ont accorde de l’hospitalité et qui se permettent, d’insulter leurs
hôtes...Que diable !
En nous prenant pour des ânes avec une violence inouïe, certains médias qui veulent nous abêtir et nous crétiniser avec de faux-semblants insipides, ne seront certainement pas au bout de leur
peine quand, enfin, tout le monde comprendra leur jeu. Ce n’est pas du journalisme, c’est finalement de la daube, du sarcasme, de la couardise puérile. C’est dans l’air du temps, plus personne ne
réfléchit, Pierre reprend Paul qui reprend Jean ainsi de suite. Tel article, ou tel mensonge si vous préférez, repose sur les dires d’un tiers, qui deviennent des paroles d’Evangile pour peu
qu’elles soient anti-Ahmadinejad. Soutenir le président iranien ? Non, mais, dénoncer le mensonge ambiant relève d’une salubrité des esprits pollués, chaque jour davantage. Ils ne doivent et ne
peuvent faire de leurs pensées nauséabondes, un paradigme sociétal.
Dans ce concert de klaxon, la voiture sans frein de Moussavi qui lutte pour lui et sa petite caste de nantis se crashera bientôt. Lutter d’ailleurs pour soi-même et non pour son peuple comme on
le constate de plus en plus, ne peut que conduire à sa propre fin, avant même que les forces de l’ordre ne s’occupent rapidement de ses forces du désordre. Et, bien sûr, la vieille technique
épurée des adversaires de ceux qui essayent un tant soit peu de penser, recouper et chercher à comprendre, est de les traiter de fous. Belle façon de décrédibiliser les arguments des autres, en
jouant les vierges effarouchées baptisées dans les fonts baptismaux d’une vertu mensongère.
En se fourvoyant dans une cause perdue d’avance, encouragé par ceux qui de loin cherchent par tous les moyens illégaux à déstabiliser l’Iran, Moussavi dans une ostentation ridicule, veut sans
doute jouer le rôle de martyr de la cause iranienne mais, c’est peine perdue car, les réseaux sociaux ont fait de Neda, le martyrologue iranien. Il est plus que jamais disqualifié, après avoir
déjà envoyé à la mort, 17 iraniens. Beau palmarès pour quelqu’un qui semble aimer son peuple. Balivernes. Il ne sera jamais Gandhi, Patrice Lumumba et autre Steve Biko. C’est un loser.
Allain-Jules
source : Agora vox
ARTICLE LIÉ :
IRAN & CIA: LA GUERRE PAR INTERNET ET TÉLÉPHONES PORTABLES
NOTES
1 Samedi, à Téhéran, une jeune manifestante,
Neda, est touchée par un tir alors qu'elle défile en compagnie de son père, pour protester contre la réélection du président Ahmadinejad. La mort de la jeune femme, filmée par un manifestant, a
depuis fait le tour du monde, via Internet. La vidéo a été relayée via Twitter et différents blogs et consultée par plusieurs centaines de milliers de personnes.
Depuis, Neda est devenue un symbole. Son portrait a été brandi lors de différentes
manifestations, dimanche, à Istanbul ou à Los Angeles. Sur l'image de son visage couvert de sang, on pouvait lire «This is islamic democracy» (Ceci est la démocratie islamique).
Sur Facebook, plus d'une dizaine de groupes ont été créés pour lui rendre hommage, rejoints par plusieurs milliers de membres du réseau social. retour
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