Jeudi 11 février 2010
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DES MILLIERS DE FONCTIONNAIRES DANS LA RUE

Ils refusent d'être les boucs émissaires de la politique d'austérité du gouvernement, qui réaffirme qu'il
prendra «toutes les mesures nécessaires» pour réduire son déficit...
Ils devraient être des milliers dans les rues d'Athènes et de Salonique, ce mercredi. Les fonctionnaires grecs ont massivement répondu à l'appel à la grève de leur syndicat, l'Adedy, pour
protester contre les mesures d'austérité prévues par le gouvernement en vue de faire sortir le pays de la crise financière.
Cependant, ce mercredi midi, à l'issue d'un déjeuner de travail à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, le Premier ministre grec Giorgos Papandreou a affirmé que son pays était prêt est prête à prendre
«toutes les mesures nécessaires» pour réduire son déficit de 4 points de pourcentage en 2010.
L'Adedy, qui compte près de 300.000 adhérents, les a notamment appelé à se mobiliser contre les «sacrifices injustes et inefficaces» du plan de sortie de crise du gouvernement, qui prévoit une
baisse des salaires réels des fonctionnaires, un coup de frein aux embauches et une suppression des privilèges fiscaux. Le Front de lutte syndical (PAME) a appelé ses membres à se joindre au
mouvement.
Une «cible facile»
«Nous sommes une cible facile pour le gouvernement. On est d'accord pour contribuer à la réduction des dépenses publiques, mais nous n'accepterons pas une réduction de 25% de nos revenus», lance
Thanassis Danilis, vice-président de l'Union des agents du fisc.
Alors qu'ils représentent 32% du total des employés des secteurs privé et public, les quelque 700.000 employés de la fonction publique élargie (administration, autorités locales...), absorbent
11,8% du PIB grec. Sypros Papaspyros, président de l'Adedy, dénonce «les sacrifices injustes» que le gouvernement demande aux fonctionnaires, prônant que «l'addition doit aller aux
possédants».
Le problème de «ceux qui échappent à l'imposition»
«Ce ne sont pas les fonctionnaires qui ont l'argent, il faut s'emparer de tous ceux qui échappent à l'imposition, comme les médecins du secteur privé ou les entrepreneurs du bâtiment, qui ne
déclarent que la moitié de leurs revenus», lance Marilena Ioannidou, employée de la préfecture d'Athènes où les salaires dépassent rarement 1.100 euros.
La grève touche les employés des ministères, des services des impôts, des préfectures et des municipalités, ainsi que les enseignants. Les contrôleurs aériens se sont joints à la grève, tout
comme les cheminots: la Fédération nationale des chemins de fer (POS) a déposé un arrêt de travail de 9 heures. Un personnel d'astreinte a été mis en place dans les hôpitaux publics pour répondre
aux urgences.
source 20mn.fr
LES CRISES
En effet, depuis 1825, date où éclata la première crise générale, la totalité du monde industriel et commercial, la production et l’échange de l’ensemble des
peuples civilisés et de leurs appendices plus ou moins barbares se détraquent environ une fois tous les dix ans. Le commerce s’arrête, les marchés sont encombrés, les produits sont là en
quantités aussi massives qu’ils sont invendables, l’argent comptant devient invisible, le crédit s’évanouit, les fabriques s’arrêtent, les masses travailleuses manquent de moyens de subsistance
pour avoir produit trop de moyens de subsistance, les faillites succèdent aux faillites, les ventes forcées aux ventes forcées.
Engels : Socialisme utopique, socialisme scientifique
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