TEGUCIGALPA, 16 novembre. — LE Front national contre le coup d’Etat au Honduras a renouvelé son appel au boycott des prochaines élections du 29 novembre, les considérant comme une tentative de légitimer la dictature putschiste.
La résistance a manifesté de nouveau ce lundi sur la place de La Merced, proche du Palais législatif, pour demander le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le retour du président légitime Manuel Zelaya, informe Prensa latina.
Le coordinateur général du Front, Juan Barahona, a insisté sur le fait que les élections, organisées par ceux-là mêmes qui ont usurpé le pouvoir par les armes, sont illégales et frauduleuses.
Barahona a assuré que la mobilisation se poursuivra dans les rues jusqu’au rétablissement de l’ordre démocratique, la restitution du pouvoir à Manuel Zelaya, et la convocation d’une assemblée national constituante.
Depuis le début de ce mois les membres des forces populaires et politiques du Front manifestent chaque jour devant le siège du Congrès, seul habilité à décider la restitution du chef de l’Etat. Ils condamnent la complicité des députés dans le coup d’Etat militaire et leur volonté d’entériner la rupture de l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’élections illégales, le dimanche 29 novembre.
Barahona a affirmé que les membres de la résistance ne se présenteront pas pour voter ce jour, car aucun candidat ne les représente dans ces élections.
« Dorénavant, est démocratique tout régime qui se soumet inconditionnellement aux desseins des USA ; celui qui défend son indépendance et son autodétermination sera autoritaire, populiste ou despotique. »
Désormais on ne pourra sans doute plus parler du Honduras comme pays de l’ALBA. C’est la
victoire de l’Empire. À quand le tour du Vénézuéla, de la Bolivie, du Nicaragua ? .. [ suite..]
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