Mercredi 17 mars 2010
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Tout le monde doit montrer ses mains en rentrant en classe. Si elles sont sales, on a le droit à un coup de baguette avant d’aller les laver à la pompe.
La colonisation se poursuit à
Jérusalem
Israël sape les discussions avec les Palestiniens. L’UE critique mais n’agit pas.
Pour Israël, il semblerait que l’incident soit clos. Benyamin Netanyahou a fait ses excuses à Joe Biden pour l’annonce inappropriée de construction de nouveaux logements dans la partie occupée
de Jérusalem.
Pour faire bonne mesure, le premier ministre israélien a également appelé deux soutiens de poids : Angela Merkel pour l’Allemagne et Silvio Berlusconi pour l’Italie. Et le tour est
joué.
Certes, l’orgueil américain en a pris un coup, mais entre demander l’arrêt de la colonisation des territoires palestiniens et prendre les mesures politiques et économiques pour l’obtenir, il y
a un gouffre que ni les États-Unis ni l’Union européenne, pour l’heure, ne semblent prêts à franchir.
Des raisons qui tiennent autant à l’histoire de l’Europe qu’à la posture d’Israël au Moyen-Orient, une espèce de force avancée occidentale dans la région. D’où cette opiniâtreté à
présenter l’Iran comme l’Ennemi, avec un grand « e », que Tel-Aviv serait prêt à combattre pour le bien de l’humanité.
La même Angela Merkel a déclaré qu’il « devrait y avoir des sanctions contre l’Iran », mais l’idée ne l’effleure même pas s’agissant d’Israël. Pas étonnant, dans ces conditions, que
Netanyahou ait affirmé hier, devant le groupe parlementaire de son parti, le Likoud (droite), que « la construction continuera à Jérusalem, comme cela a été le cas pendant ces quarante-deux
dernières années », donc y compris dans le secteur oriental, occupé depuis 1967 et annexé, à majorité palestinienne. La décision d’Israël de construire de nouvelles colonies à Jérusalem-Est «
met en danger et sape l’accord de principe en vue d’entamer des pourparlers indirects » entre Israéliens et Palestiniens, a fait savoir, depuis Le Caire, le chef de la diplomatie européenne,
Catherine Ashton. Mais sans pressions sur Tel-Aviv, ces déclarations risquent fort de rester lettre morte.
La reconnaissance immédiate de l’État palestinien dans les frontières de 1967 en serait un des moyens.
Piere Barbancey
Humanité.fr
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