Cri du Peuple 1871
C'est un des premiers articles que j'ai mis sur ce blog, avant la crise, on n'est plus au printemps mais j'ai
tout de même envie de le remettre aujourd'hui
La Commune n'est pas morte, c'est le mois de juin et c'est encore le temps des cerises... Il revient tous les ans
ce temps là. Je n'ai pas de blessure au cœur mais un espoir et une certitude... Le temps des exploiteurs, lui, ne durera pas toujours...
J'ai appelé ce blog Cri du peuple 1871... Mais ça aurait pu être Cri du Peuple 2008...
Aujourd'hui le cri du peuple se perd dans le vide... Il n'a plus personne vers qui crier le peuple, ce peuple maltraité, malmené, mutilé et muet faute de porte voix...
PCF, dernier espoir des pauvres, tu ne sais même plus qui tu es... Marxiste ou libéral...
Il faudra bien qu'on m'explique : ce serait quoi un socialisme qui ne serait pas marxiste, un socialisme ou on ne nationaliserait pas les grands moyens de production et la grande finance...
Il est chouette le libéralisme financier, pourtant, même les libéraux d'autrefois s'alertent. (1)
Bon il parait que le libéralisme ce n'est pas le capitalisme (2)... c'est assez à la
mode de dire cela maintenant...
Finalement on ne sait pas très bien ce qu'est le libéralisme sinon le dérèglement des marchés financiers et la diffusion de la famine dans le monde entier... Bon on pourrait peut-être appeler
cela spéculation ...
Avoir désorganisé la classe ouvrière est surement la plus grande victoire du capitalisme ou libéralisme, appelez-le comme vous vous voulez, bref une grande victoire de la part de ceux qui
s'approprient les moyens de production, les richesses naturelles et même "le capital humain" ... évidemment dans une telle situation la dictature du prolétariat est quelque soit peu compromise...
Et puis les pauvres sont tellement pauvres et quand tu es pauvre et sans travail on finit même par considérer que tu es bête et que tu n'as pas ton mot à dire... (Pauvre qui es-tu ?)
Il y a mieux encore. Communisme est devenu un terme à bannir : Il y a eu Staline, la révolution culturelle et un certain nombre de choses dont nous ne sommes pas très fiers... Mais il y a
eu aussi national et socialiste .... ça ne vous rappelle rien National Socialisme ?... Et pourtant ces mots demeurent "nobles"...Enfin presque, car socialisme ce n'est pas très bien vu non plus,
non c'est le mot libéral qui est à la mode... C'est à qui sera le plus libéral.
Mais libéral de quoi mon dieu ?
Tiens, qu'est ce que dieu vient faire là dedans, je me le demande ? Justement dieu n'est pas toujours libéral, même s'il a
parfois des libéralités vis à vis de ses fidèles et la plus grande des libéralités de dieu c'est la richesse et l'abondance.. De toute façon ça dépend de quel dieu on parle : il y a le dieu de
Bush, libéral celui là, libéral comme IRAK... Et puis il y a l'autre, le dieu des terroristes, par terroristes entendez musulmans ou résistants palestiniens, en fait le dieu de bush ou celui des
terroristes c'est le même, c'est le dieu d'Abraham d'Isaac et de Jacob... Mais cela ne fait rien "selon que vous soyez riches ou pauvres, puissants ou misérables" votre dieu est plus ou moins le
vrai...
Je parlais de quoi déjà ? ah oui du Parti Communiste qui n'est plus le parti des pauvres et des exploités. Serait-ce,
comme Marx l'avait déjà annoncé, parce qu'il y aurait un jour une sorte d'"aristocratie ouvrière"... J'ai vu au parti, des "communistes" mépriser des chômeurs et RMI... oubliant complètement
qu'aujourd'hui en travaillant, souvent on ne peut pas vivre, que le travail ce n'est pas toujours la santé et que de toute façon il n'y a pas beaucoup de travail. Le programme commun, qui
n'avait de commun que le nom, a ramolli l'esprit révolutionnaire...Les communistes serait-ils devenus des petits bourgeois bien-pensants ?
Bref, j'ai bien des reproches à te faire PCF, seulement voilà à part toi, il y a qui ? il y a quoi ?
appelle toi socialiste si tu veux, mais reste révolutionnaire, marxiste, et international.
Mais moi, j'aime mieux communiste. En s'y prenant bien on pourrait leur montrer que le communisme n'est pas mort et que c'est encore une valeur sûre et qu'on n'a pas fait mieux... que ce n'est
pas la terreur mais "de chacun selon ses moyens et à chacun selon ses
besoins"... qu'on ne rêve pas de paradis sur terre, seulement d'un monde plus juste et plus
humain... On sait bien comment sont les hommes avides de pouvoir, mais les erreurs du passé éclairent l'avenir.... En plus même, le communisme ça pourrait être démocratique, dans la mesure ou
démocratie ça veut dire le gouvernement du peuple, et que ça ne consiste pas seulement à voter tous les 5 ans... On pourrait si on en avait la volonté, la volonté de changer et pas celle de
garder quelques places dans les conseils municipaux... ça ne veut pas dire que je sois contre une quelconque participation à un gouvernement ou municipalité... Mais participer pour quoi faire ?
Aujourd'hui il ne reste plus que les sièges avec personne dessus... c'est triste.
En s'y prenant bien on pourrait... on pourrait si on voulait...
Voilà c'est tout pour aujourd'hui, mais j'y reviendrai soyez en sûrs...
La Commune n'est pas morte, c'est le mois de juin et c'est encore le temps des cerises... Il revient tous les ans ce temps là. Je n'ai pas de blessure au cœur mais un espoir et une certitude...
Le temps des exploiteurs lui ne durera pas toujours...
Maryvonne Le Gland Leray
(1)La finance folle ne doit pas nous gouverner
Certains clament haut et fort que l'Europe compte "des économies solides", avec un meilleur contrôle financier et une meilleure réglementation qu'aux Etats-Unis. On pourrait dire qu'il en est en
partie ainsi. Mais n'oublions pas les problèmes croissants sur les marchés immobiliers au Royaume-Uni, en Espagne et en Irlande et le marasme économique qui se répand partout en Europe. Pensons
également au nationalisme économique et au populisme qui ont tous deux le vent en poupe.
Les décideurs européens, tant au niveau de l'Union qu'au niveau national, doivent apporter une réponse ferme à l'actuelle crise financière. Nous avons besoin de pragmatisme, d'ouverture d'esprit
et de coopération dans la poursuite d'objectifs communs.
L'Europe doit étudier ces évolutions et identifier les conséquences prévisibles dans le court et le long terme afin d'élaborer des propositions à l'adresse de la communauté internationale
permettant de contrer les effets et les causes profondes de cette crise.
Il est temps de créer un comité de crise européen qui rassemble des représentants politiques de haut niveau, d'anciens chefs d'Etat et de gouvernement ou des ministres des finances ainsi que des
économistes renommés et des experts financiers de tous les continents. Ce comité doit se donner comme tâche de :
- Procéder à une analyse détaillée de la crise financière dans le contexte plus large que nous avons essayé de décrire plus haut ;
- Identifier et évaluer les risques socio-économiques que comporte la crise financière pour l'économie réelle, en particulier en Europe ;
- Proposer une série de mesures au Conseil de l'UE afin d'éviter ou de limiter ces risques ;
- Présenter au conseil des ministres, aux Etats membres du Conseil de sécurité de l'ONU, au directeur général du FMI et à toutes les autorités et instances concernées une série de propositions afin de limiter les effets de la crise et préparer une conférence financière mondiale afin de repenser les règles de la finance internationale et de la gouvernance concernant les thèmes économiques mondiaux.
En 2000, nous nous sommes accordés pour faire de l'Union européenne la région la plus compétitive au monde. Cette ambition a été réitérée en 2005. Nous devons garantir que la compétitivité de l'Europe soit soutenue et non minée par les marchés financiers. Nous devons agir sans plus tarder : pour nos citoyens, pour davantage d'investissements, pour la croissance économique, pour la justice sociale, pour des opportunités d'emplois, et en définitive, pour un meilleur avenir pour tous les Européens.
Jacques Delors, Jacques Santer, anciens présidents de la Commission européenne ;
Helmut Schmidt, ancien chancelier allemand ;
Massimo d'Alema (Italie), Lionel Jospin (France), Pavvo Lipponen (Finlande), Goran Persson (Suède), Poul Rasmussen (Danemark), Michel Rocard (France), anciens premiers ministres ;
Daniel Daianu (Roumanie), Hans Eichel (Allemagne), Par Nuder (Suède), Ruairi Quinn (Irlande), Otto Graf Lambsdorff (Allemagne), anciens ministres de l'économie et/ou des finances.
(2) UNE PERLE, PAS RARE, MAIS SURREALISTE
LE LIBERALISME CONTRE LE CAPITALISME
Valérie Charolles vient de la direction du Trésor et enseigne les enjeux politiques à sciences po. Elle vient de publier Le libéralisme contre le capitalisme chez Fayard.