Cri du Peuple 1871
ZELAYA RENONCE A UN SECOND MANDAT
ce sont encore les pauvres qui trinqueront, le honduras connait une ambiance de guerre civile. Les USA ont beau jeu de faire mine de soutenir Zelaya sans referendum la marche en avant du honduras est compromise ....
LE MONDE :
Dans une résolution adoptée par acclamation, en présence de M. Zelaya, l'Assemblée générale de l'ONU a condamné "le coup d'Etat dans la République du Honduras, qui a interrompu l'ordre démocratique et constitutionnel". L'ONU a demandé dans sa résolution "le retour immédiat et sans condition du gouvernement légitime du président de la République, Manuel Zelaya, et de l'autorité établie légalement en Honduras".
Peu avant, M. Zelaya a pu s'exprimer devant les représentants des 192 Etats membres del'Assemblée. Il a notamment assuré, dans ce qui ressemblait à une tentative de conciliation, qu'il refuserait d'assumer un second mandat dans son pays. "Si on m'offrait la possibilité de rester au pouvoir (pour un second mandat), je n'accepterais pas", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.
Après s'être exprimé ce mardi à la tribune, M. Zelaya a prévu de faire escale à Washington, mercredi, avant de retourner jeudi au Honduras, accompagné d'une délégation de l'Organisation des Etats américains, dirigée par le secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza. Un juge local a toutefois d'ores et déjà mis en garde : s'il revient, Manuel Zelaya sera arrêté. Le président est poursuivi pour "trahison à la patrie" et "abus d'autorité", a précisé la magistrate Maritza Arita, disant s'exprimer au nom des autorités judiciaires.
Pendant ce temps, à Tegucigalpa, les manifestations contre Manuel Zelaya se poursuivaient. Sur la place centrale de la capitale, des milliers de partisans du nouveau chef de l'Etat désigné, Roberto Micheletti, scandaient des slogans et brandissaient des banderoles hostiles à "Mel", le surnom en forme de diminutif de M. Zelaya. "Mel, ne reviens pas", "CNN, dis au monde qu'il n'y a pas eu de coup d'Etat", lisait-on sur des affiches se réclamant de "la démocratie et la paix".
Une autre manifestation se déroulait parallèlement, en faveur de M. Zelaya, regroupant, plus de 10 000 personnes, selon un des organisateurs. Lundi, des affrontements entre partisans des deux camps avaient fait plusieurs blessés devant le palais présidentiel, dont "quinze soldats et trois officiers", selon l'armée, et 276 blessés "dont 11 par balle" et 180 arrestations parmi les manifestants, selon leurs représentants.
source LE MONDE
Mer 1 jui 2009
Aucun commentaire